À fin septembre, un pré-bilan de la saison touristique peut être dressé, dans l’attente des résultats consolidés sur les nuitées touristiques et des enquêtes de fréquentation dans les hébergements. Il s’appuie principalement sur des données qualitatives et conjoncturelles : enquêtes auprès des professionnels, données Flux Vision Tourisme et données INSEE sur l’hôtellerie, ces dernières étant disponibles jusqu’à fin juin.
Un contexte économique défavorable malgré un calendrier porteur
Malgré un calendrier plutôt favorable (vacances de printemps sur la 2nde partie d’avril et 4 possibilités de ponts en mai), le contexte géopolitique et économique (hausse du prix des carburants et baisse du pouvoir d’achat) a largement impacté la fréquentation touristique et les retombées économiques qui y sont liées.
Une étude menée par ADN Tourisme avec G2A Consulting met en évidence plusieurs évolutions dans les comportements des clientèles françaises :
- Des séjours plus courts et davantage de proximité ;
- Un contexte économique qui a profondément transformé les comportements de vacances, se traduisant par une baisse des dépenses en restauration et en loisirs payants, ainsi que par une diminution des déplacements ;
- Des non-départs principalement liés aux contraintes financières, devant les contraintes météo ou les incendies.
Ces évolutions traduisent un contexte économique qui continue de peser sur les comportements de vacances et sur les retombées économiques liées à l’activité touristique.
Des conditions météorologiques à double tranchant
La météo de la fin du printemps et de l’été, qui pouvait être vue comme favorable à l’activité touristique, a aussi eu des impacts négatifs. Les températures extrêmes observées ont entrainé des fermetures de sites, en lien notamment avec les risques d’incendie, ainsi que des annulations d’activités. Les activités de plein air ont été particulièrement exposées à ces conditions météorologiques extrêmes.
Une satisfaction en baisse, dans la tendance régionale
Sur la période du 1er avril au 23 août, le taux de satisfaction des professionnels s’établit à 61 %, soit une baisse de 9 points par rapport à la même période en 2025. Cette évolution s’inscrit dans une tendance également observée à l’échelle régionale.
En termes de nuitées touristiques, le début d’année est marqué par une légère augmentation, avec +1,6 % de nuitées au 1er semestre. Cependant, les périodes de vacances de printemps et les quatre ponts du mois de mai affichent toutes une baisse de fréquentation.
Un bilan définitif pourra être établi courant novembre, une fois les données consolidées disponibles.






